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FEMME : Viol, les victimes ont la possibilité de s'exprimer !

Publié par Delphine Basson Psychologue

 

Parce que je rencontre lors des séances des patients victimes d'un viol, d'un inceste, d'attouchements.

Parce que vous êtes beaucoup plus que vous le croyez !

Parce que l'Association Mémoire Traumatique et victimologie vous donne la possibilité de vous exprimer. Enfin !

Parce que nous devons tous et toutes être sensibilisés !

Parce que le rôle de chacun est d'informer et de réagir !

 

A toutes les victimes, vous trouverez à la fin de l'article en lien le questionnaire anonyme pour témoigner et participer à l'étude sur la prise en charge médicale des violences sexuelles.

 

"Dans le cadre de la campagne « Stop au déni », l'Association Mémoire Traumatique et Victimologie vous invite à découvrir le clip vidéo «Et pourtant, c'était un viol» qui met en scène une victime face à des voix accusatrices qui illustrent les réactions les plus fréquentes auxquelles doivent faire face les victimes de viol. Tour à tour, les voix remettent en cause la réalité de son agression, tentent de la minimiser ou de faire basculer la culpabilité sur la femme. Des flash-backs de la scène de viol permettent au spectateur de ne jamais douter un seul instant de la réalité de cette agression.

"L'enjeu principal du film était d'exprimer la double peine que subissent souvent les victimes de violences sexuelles. Nous avons d'abord voulu souligner la violence extrême de l'acte et de ses conséquences. Nous l'avons fait à travers la scène du viol mais aussi avec la vulnérabilité et la douleur du personnage lors de l'interrogatoire. Une fois cette évidence posée, les questions deviennent peu à peu des accusations, les interlocuteurs anonymes, des agresseurs. C'est l'autre violence, plus insidieuse et plus généralisée qui s'exprime: le déni." - Thibaut Oskian, réalisateur

 

 

Mobilisons-nous pour dire STOP AU DENI !

Ensemble nous pouvons dénoncer la culture du viol, la culpabilisation des victimes de violences sexuelles et l'insuffisance de reconnaissance et de prise en charge des troubles psychotraumatiques qu'elles présentent.

 

Vous pouvez retrouver ce clip video, toutes les informations sur la campagne ainsi que de nombreuses ressources autour des violences sexuelles sur le site de la campagne : http://stopaudeni.com

 

Vous pouvez également soutenir la campagne "Stop au déni " sur Facebook en partageant le clip vidéo et le site de la campagne et/ou en utilisant les visuels de la campagne comme photos de profil et de couverture.

 

 

 

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Campagne STOP AU DENI PLUS DE 610 RÉPONSES POUR LE QUESTIONNAIRE ANONYME D'AUTO-ÉVALUATION DE L'IMPACT DES VIOLENCES SEXUELLES SUR LA SANTÉ ET LA QUALITÉ DE VIE, ET SUR LEUR PRISE EN CHARGE ET LEUR PARCOURS DE SOIN

Il s'agit d'une première, ce questionnaire va nous apporter de précieux renseignements sur la réalité de ce que vivent les victimes de violences sexuelles et l'état des lieux de leur prise en charge, ce sera un outil important pour améliorer la protection et les soins des victimes de violences sexuelles

nous allons commencer à analyser en détail, dès le début juin nous commencerons à diffuser les résultats au cours de campagnes successives accompagnés de différents visuels et de vidéos. Ce questionnaire fera l'objet de plusieurs publications et d'un rapport sur le parcours de soins et de prise en charge des victimes de violences qui sera présenté à la MIPROF, aux ministères concernés et aux élu-e-s. Nous présenterons également une partie des résultats du questionnaire les 20 et 25 novembre (journée internationale des droits de l'enfant et journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes) .et l'ensemble des résultats sera diffusé lors d'un colloque en 2015.

POUR VOUS DONNER UN PETIT APERÇU DE QUELQUES RÉPONSES À CE JOUR : sans surprise la très grande majorité des victimes sont des femmes, plus de 60% des victimes l'ont été en premier lieu dans leur enfance, le plus souvent très tôt et de façon répétées, elles ne se senties presque jamais protégées, et celles qui étaient les plus vulnérables particulièrement celles qui étaient handicapées rapportent qu'elles sont 0% à avoir été protégées, et seulement 1% a pu bénéficier de solidarité et de soutien.
Pour toutes les parcours de prise en charge et de soins ont été difficiles alors que pour 81% d'entre elles l'impact sur leur santé mentale a été important (21%) et très important (60%), et pour 16% assez important, pour 2% peu important et 0% pas important. Elles sont 47% à avoir fait tentatives de suicides.
L'immense majorité des victimes ont dû mettre en place seules des stratégies pour se protéger et survivre.
Les enfants victimes de violences sexuelles ont pour la majorité mis plusieurs année avant de pouvoir parler des violences subies.
Pour près de 90% des victimes le plus important c'est la formation des professionnelles de la santé, suivi de l'information sur les conséquences et les mécanismes psychotraumatiques, la création de centres de santé spécialisés et la gratuité des soins.

Nous continuons à recueillir les réponses jusqu'à début juin 2014, vous pouvez donc continuer à proposer et diffuser ce questionnaire autour de vous, nous vous en remercions"

 

 

cliquer pour répondre au Questionnaire d'évaluation de la prise en charge médicale des violences sexuelles

Vous voulez réagir ? participer au "débat psycho" en cliquant sur le lien ci-dessous.

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